27.04.2007
MAXB du 26 avril au 28 mai 2007

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02.04.2007
Nayeli Palomo, Pernoise au Chili

Nayeli Palomo, 21 ans, vit à Santiago du Chili, capitale du pays d’Amérique latine, depuis trois ans. Née au Chili d’un père Chilien et d’une mère cavaillonnaise, elle a grandi à Pernes les- Fontaines, dans le Vaucluse. A 18 ans, dans le cadre d’un voyage d’études avec une bourse, elle retourne dans son pays natal faire un travail sur le peuple mapuche, indigènes du Sud du Chili. «C’est après cela que j’ai pris la décision de rester au Chili faire mes études, car c’était l’endroit où je devais être» dit-elle. Actions dans un bidonville Aujourd’hui elle étudie l’anthropologie sociale dans une université privée à Santiago : «ici, l’éducation supérieure est payante, alors je jongle entre les études, le travail rémunéré et ma participation au collectif La Nuez». Nuez, cela signifi e «noix» en espagnol. Le collectif a été crée il y a trois ans par un petit groupe de personnes motivées d’un quartier de la capitale. Elles n’ont pas pu rester insensibles aux bidonvilles qui existent encore dans la capitale : « où viennent y vivre les gens du Sud qui immigrent à Santiago, dont beaucoup de mapuches, le peuple originaire du Chili». Nayeli Palomo et six autres personnes font vivre le collectif. Elles réalisent des ateliers récréatifs pour les enfants (échasses, jonglages), des ateliers de football, de soutien scolaire, et des ateliers de santé communautaire, en alliance avec un groupe de médecins. L’équipe a aussi réalisé un potager à l’intérieur même du bidonville. Nayeli Palomo, puise sont travail dans un besoin de «changer la société». «Ouvrir le monde» A travers les ateliers ils travaillent les relations sociales dans les bidonvilles : «Nous pensons que c’est en apprenant, en approfondissant le monde avec les enfants et les adultes que les gens se sentent y appartenir et trouvent des réponses à leurs questions. De cette manière ils sont capables d’exiger leurs droits et de se mobiliser pour les obtenir». Le collectif fonctionne de manière autogestionnée, sans aides d’institutions «pour ne pas être limité dans nos actions». Il trouve des petits financements en organisant des lotos ou par la vente de frites et de vêtements. Le plus important pour Nayeli reste le travail réalisé avec les enfants: «ils ont énormément de problèmes, familiaux, à l’école, du fait de leur condition sociale. Les ateliers consistent à leur ouvrir le monde, leur apprendre à avoir envie d’apprendre. Avec le temps, j’ai l’impression que nous y sommes parvenus» ajoute-t-elle avant de reprendre «Il y a un an, beaucoup de ces enfants avaient le regard froid, désabusé. Aujourd’hui leurs yeux pétillent et ils ont envie d’apprendre. Ce simple changement montre qu’on avance et nous pousse à continuer». Le bidonville risque d’être rasé d’ici la fin de l’année. Les habitants devront vivre dans une autre commune. En attendant, le collectif va réaliser un atelier de littérature, prémices à la création d’une future bibliothèque. «Si ces enfants ne sont peut-être plus là, nous savons aussi qu’il existe dans le quartier beaucoup d’autres enfants avec les même besoins.» La création de cette bibliothèque de quartier est soutenu par l’association Candela de Pernes-les-Fontaines ainsi que par l’association hispanique Contraluz d’Avignon. Celles-ci avaient organisé une soirée de soutien au collectif La Nuez en février dernier au cloître Saint-Louis d’Avignon.
Camille Bosshardt
Association Candela à Pernes http://candela.asso.fr
11:10 Publié dans humanitaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.03.2007
atelier de couleurs
Voila....La bibliothéque de Pernes avec l.Asso. Candela propose un atelier de couleurs pour les prochaines vacances...Venez partagé un instant de couleurs avec vos enfants....Ah! ce gratuit!

10:01 Publié dans exposition vernissage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note